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Curieux des empreintes et des chants laissés par les «transhumants », chanteur nomade moi-même, faiseur d’imaginaire, je file le temps et la "toile" au gré de multiples rencontres fraternelles. M’amusant de tout. Quoique souvent sérieux.

"Invente ! il n’est fête perdue au fond de ta mémoire. Invente les noirs béants de ce portail, l’ombre chaude à l’Equateur bue, et la foudre en tes mains reçue, ouverte comme un éventail"
(Extrait de « Langage » du poète Robert Ganzo 1898-1995)


lundi 2 juillet 2012

Mali : « AU NOM de DIEU »


Des combattants d'Ansar Dine à Kidal, le 16 juin 2012.
Reuters/Adama Diarra

Mali: la destruction des mausolées de Tombouctou par Ansar Dine sème la consternation.

Par RFI

Les habitants de Tombouctou sont sous le choc. Les islamistes, qui tiennent cette ville dans le nord du Mali, se sont armés de marteaux et de haches pour détruire plusieurs tombeaux des grands érudits de la ville. Ils ont aussi détruit la tombe du premier président de l'Assemblée nationale, Mahamane Alassane AIdara. Le tombeau d'un autre saint avait déjà été détruit au mois de mai.
Il y avait plusieurs personnes. « Ils avaient des marteaux, des haches, des pelles. Ils étaient nombreux. Une dizaine de personnes. Ils ont employé de grands moyens pour tout détruire ».

Les destructions de mausolées de saints musulmans au Mali ont commencé samedi, deux jours après l'inscription jeudi par l'Unesco de Tombouctou, ainsi que du Tombeau des Askia (situé à Gao, autre ville du Nord malien tenue par des islamistes) sur la liste du patrimoine mondial en péril.

« Aucun pays, quelle que soit soit sa religion, ne peut accepter d'apporter de l'aide à des groupes qui détruisent l'héritage culturel », a déclaré la ministre malienne des Arts, du Tourisme et de la Culture, Fadima Diallo
L'un des groupes Touaregs islamistes armés contrôlant le Nord du Mali, Ansar Dine, (Défenseur de l'islam, en arabe, NDLR) a fait savoir que tous les mausolées de Tombouctou seraient détruits après leur inscription par l'Unesco au Patrimoine mondial, affirmant ne pas reconnaître cette organisation et réagir "au nom de Dieu".

En deux jours, l'organisation salafiste djihadiste a détruit à coups de pioche, de houe et de burin sept des seize temples de la "cité des 333 saints", ville mythique de l'islam africain fondée au XIe ou XIIe siècle, inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1988. Une démolition qui n'est pas sans rappeler la destruction par les talibans des bouddhas de Bamyan, onze ans plus tôt, en Afghanistan.

Lire :
Mali : putschistes, MNLA, Ançar Dine, Aqmi, que cherchent-ils ?

1 commentaires:

Anonyme a dit…

Ami
C’est le premier jour
Où sur votre blog
Se trouve un interdit
Cercle rouge croisé de blanc
L’innommable est proche à nouveau
Cela ce passe à nos portes
Gao
Ville minée depuis hier soir
Pour empêcher ses habitants de s’enfuir

Barbarie, barbarie envahissante
Ne nous sommes pas salis
Le temps n’est pas aux réactions
Mais à l’action
Ça suffit, ça suffit
D’une seule voix internationale
Réclamant toute affaire cessante
Et nous manifestant par notre présence
Rejoindre ce bout de terre
Devenu enfer

Lâcheté
Désemparée
Je ne sais où m’engager

Jusqu’ici je me devais à moi-même
D’être témoin au quotidien
Comment le faire ce matin !
Gao n’est pas si loin

Pour l’Algérie, pour la Libye, la Syrie
La Tchéchénie, l’Afghanistan je n’ai réagi
Il serait temps de trouver
Un Comment !!!!
A mon échelle,
Amnesty Internationale est loin de suffire

Partir, aller sur place
Mourir intra muros avec eux tous

M’ingérer comme là fait Bernard Henri LEVY
En Libye avec l’aide du gouvernement
Motivation, être le bon objet et rien d’autre
L’enfer est bordé de bonnes intentions

C’est insupportable
Qu’avons nous fait ?
Croire que l’on a la vérité
C’est exécrable
L’imposer c’est abominable

Ce matin je n’ai que mes larmes
Pourquoi n’ai je le courage ?
D’aller plus loin
Comme l’a fait Gandhi
Imaginez
Traverser l’océan par millier



Et poser nos pieds sur cette Terre d’Afrique
Une, indivisible, sacrée
Lieu premier,
En silence, marchant dans le sable vers
Les portes de la ville occupée
Pour essayez de faire taire l’indicible

Depuis le début de la colonisation
Nous ne cessons de la piller
Malmener
Tuer,
Génocide du RWANDA
Là encore ce sont nos armes
Qui sont responsables de
La goutte d’eau à jamais noire
Fanatisme de tous bords

Quand cesserons nous
D’être animés uniquement
Par l’appât du gain et du pouvoir
Pour enfin faire valoir
Que ce qui est commun à chaque être humain
L’émerveillement du vivant
Et donc
L’arrêt immédiat de l’insensé
De sang versé
De la désolation
De la mort
Signant l’impossibilité
Du retour en arrière

LA PERDITION DE TRESORS
SEULS GARANT DE CE QUE PEUT ETRE
L’HUMAIN A DE BIEN.

GeM

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