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Curieux des empreintes et des chants laissés par les «transhumants », chanteur nomade moi-même, faiseur d’imaginaire, je file le temps et la "toile" au gré de multiples rencontres fraternelles. M’amusant de tout. Quoique souvent sérieux.

"Invente ! il n’est fête perdue au fond de ta mémoire. Invente les noirs béants de ce portail, l’ombre chaude à l’Equateur bue, et la foudre en tes mains reçue, ouverte comme un éventail"
(Extrait de « Langage » du poète Robert Ganzo 1898-1995)


lundi 25 juin 2012

Un après-midi de pluie


Cet après-midi de pluie je suis seul
Avec la pluie
Dans mon atelier d’artiste,
J'ai fait une bonne sieste,
je me sens bien.
Aussi, je ne suis pas triste.
Comme tu sembles le penser ;
je m’accommode agréablement de ma vie "monacale".
Plus jeune,
mon souhait fut de prendre la robe de bure,
avec sa corde,
armée de nœuds de distance en distance,
qui tomberait presque jusqu’à mes pieds ;
avec son capuchon court et arrondi.
Studieux et travailleur en semaine.

J’aurais assisté régulièrement aux offices de la prière.
Mais l'autre dévers de mon désir,
Fut de ne pas pouvoir me laisser aller à m'encanailler
en fin de semaine,

J'entends encore dans ce souhait
sourdre l’indicible
balbutiement de la vie et
de mes convoitises.

Il prévaut dans mon atelier en ce moment,
les volets à demi-repliés
sous la pluie,
le mystérieux bien-être de l'abandon à l'écriture.


Un archange veille sur nous.
Sur chacun.
Et sur toi.
Avec son beau sourire d'archange,
dans une robe d'archange,
avec ses ailes d'archange,
avec  son don de lui,
et sa main nimbée
de lumière et d'affection.

Un enfant va naître,
Il me l’à dit.

Je le reconnais,
sur cette belle carte
de Noël
toujours sous cellophane
sur ma bibliothèque,
défaite de tout.
C'est l'ange de l'annonciation,
Et non un archange,
le très beau et charitable Gabriel
dans une reproduction
des éditions du désastre
a paris.

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