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Curieux des empreintes et des chants laissés par les «transhumants », chanteur nomade moi-même, faiseur d’imaginaire, je file le temps et la "toile" au gré de multiples rencontres fraternelles. M’amusant de tout. Quoique souvent sérieux.

"Invente ! il n’est fête perdue au fond de ta mémoire. Invente les noirs béants de ce portail, l’ombre chaude à l’Equateur bue, et la foudre en tes mains reçue, ouverte comme un éventail"
(Extrait de « Langage » du poète Robert Ganzo 1898-1995)


mardi 5 juin 2012

La bonté


La bonté.


Tout juste
A l'angle du boulevard Saint-Germain
Et de la rue de Rennes.


Lui,
Toujours assis par terre ;
Je ne sais s’il est grand ou petit
S’il se tient droit,
Ou mal bâti.
Nous nous retrouvons,
Une nouvelle fois
Ce dimanche ;
Un dimanche de pluie
Lui toujours assis en tailleur
A même le trottoir

Je suis assis sur la chaussure de mon talon droit
Et mon regard se porte
Là,
Dans l’ouverture de sa chemise
Sur le pan de son épaule gauche
Puis sur le même versant du torse
Jusqu’à la papille de son sein.
Déraisonnablement
Je crois l’aimer.

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