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Curieux des empreintes et des chants laissés par les «transhumants », chanteur nomade moi-même, faiseur d’imaginaire, je file le temps et la "toile" au gré de multiples rencontres fraternelles. M’amusant de tout. Quoique souvent sérieux.

"Invente ! il n’est fête perdue au fond de ta mémoire. Invente les noirs béants de ce portail, l’ombre chaude à l’Equateur bue, et la foudre en tes mains reçue, ouverte comme un éventail"
(Extrait de « Langage » du poète Robert Ganzo 1898-1995)


mercredi 23 mai 2012

La lauréate du prix Robert Ganzo de poésie 2012 est Marie-Claire Bancquart.



 Il lui sera attribué lors du festival du livre et du film "Étonnants Voyageurs" de Saint-Malo le dimanche 27 mai.
http://www.etonnants-voyageurs.com/

Spécialiste de la littérature de la Belle Époque, Marie-Claire Bancquart est avant tout une grande poétesse. C’est en 1969 qu’elle publie son premier recueil de poésie, Mais, une sorte « d’objection perpétuelle », en écho aux événements de mai 1968. Aujourd’hui reconnue pour son œuvre, membre du jury du prix Apollinaire, elle reconnaît avoir acquis une plus grande sérénité. Violente vie, son dernier recueil en est l’illustration : il symbolise la sagesse et la force acquises après une jeunesse tumultueuse et une vie de luttes.





« Une distance se défait 
Entre nous et les choses du crépuscule 
Laine, étoffes, soleil rapide, 
Papiers de savoir, sur quoi deux grenades rougissent. » 
(Dans le feuilletage de la terre)

Marie-Claire Bancquart est Professeur émérite de littérature française contemporaine à la Sorbonne. Elle est l’auteur d’essais sur la période 1880-1914 (ses travaux sur Maupassant, Vallès et Anatole France font autorité) et sur la poésie contemporaine. Ses textes sur le Paris des écrivains, qui évoquent la période surréaliste, la Belle Époque ou l’après-guerre sont des incontournables. Elle a reçu les prix de poésie Max Jacob, Alfred de Vigny et Jules Supervielle, ainsi que le Prix d'automne de la Société des gens de Lettres et le Grand Prix de l’essai de la Ville de Paris et le Grand Prix de Critique de l’Académie française.
Derniers livres parus de Marie-Claire Bancquart : Impostures (L’Amourier, 2007), Verticale du secret (Obsidiane, 2007), Avec la mort, quartier d'orange entre les dents (Obsidiane, 2005), Le Paris des surréalistes (La Différence, 2004), Anamorphoses (Écrits des Forges, Québec, 2003), Rituel d’emportement (Le Temps qu’il fait / Obsidiane, 2002), et récemment Violente vie (Le Castor Astral, 2012)

Créé en 2007 et doté de 10 000 euros, le Prix Robert Ganzo « distingue l’auteur d’un livre de poésie d’expression française en prise avec le mouvement du monde, loin du champ clos des laboratoires formalistes et des afféteries postmodernes. »
Il entend ainsi saluer un poète de tempérament, un aventurier du verbe et de la vie, un passeur d’émotions et de défis, un arpenteur de grand large et d’inconnu.
Robert Ganzo (1898-1995) d’origine vénézuélienne, ami d’André Breton et de Paul Éluard, est l’auteur d’une œuvre forte, exemplaire d’une « poésie monde ». 
La poésie de Robert Ganzo, limpide, superbe, d’une grande pureté formelle, a des allures de viatique tant elle se révèle intense et douce, à la fois luxuriante et cristalline. Elle est tout entière d’évidence, d’envoûtement, sans le moindre hermétisme, vouée à la célébration de la présence humaine, de l’amour et du monde.
Le jury du prix Robert Ganzo est composé d’Alain Borer, Jacques Darras, Yvon Le Men, Jean-Baptiste Para, Jean-Pierre Siméon. 
Les lauréats du Prix Ganzo furent:   :
En 2011 : Jean-Pierre Verheggen2010 : Bernard Noël2009 : Franck Venaille2008 : Abdellatif Laabi et plus tôt en 2007 : René Depestre.


Petite biographie de Robert Ganzo
Né à Caracas, poète d’origine vénézuélienne d’expression française. Adolescence à Bruxelles, puis installation à Paris comme bouquiniste, et libraire. Engagé dans les combats de la Résistance, fait prisonnier, il s’évade. Poète, il publie successivement Orénoque (1937), Lespugue (1940), Rivière (1941), Domaine (1942), Langage (1947), Colère (1951), Résurgences (1954), recueils réunis dans L’Œuvre poétique éditée chez Gallimard en 1997. La poésie de Robert Ganzo, limpide, superbe, d’une grande pureté formelle, a des allures de viatique tant elle se révèle intense et douce, à la fois luxuriante et cristalline. Elle est tout entière d’évidence, d’envoûtement, sans le moindre hermétisme, vouée à la célébration de la présence humaine, de l’amour et du monde.
« Tes yeux appris aux paysages
je les apprends en ce matin
immuable à travers les âges
et sans doute à jamais atteint.
Déjà les mots faits de lumière
se préparent au fond de nous ;
et je sépare tes genoux,
tremblant de tendresse première. »

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