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Curieux des empreintes et des chants laissés par les «transhumants », chanteur nomade moi-même, faiseur d’imaginaire, je file le temps et la "toile" au gré de multiples rencontres fraternelles. M’amusant de tout. Quoique souvent sérieux.

"Invente ! il n’est fête perdue au fond de ta mémoire. Invente les noirs béants de ce portail, l’ombre chaude à l’Equateur bue, et la foudre en tes mains reçue, ouverte comme un éventail"
(Extrait de « Langage » du poète Robert Ganzo 1898-1995)


mardi 24 avril 2012

Mes inimitiés pharmaceutiques.


« Big Pharma », ou la corruption ordinaire

A la suite d’une vague de fusions sans précédent, dix groupes pharmaceutiques se partagent 50 % du marché mondial des médicaments ­ pour le plus grand bénéfice de leurs actionnaires. Ils soulagent la planète et financent la recherche avec le produit des ventes. Voici le visage, lisse et souriant, que les « Big Pharma » présentent au monde. Mais quelques rides commencent à se creuser. On meurt, au Sud, faute de médicaments, souvent trop chers ; on souffre, au Nord, de surconsommation et d’effets secondaires longtemps passés inaperçus. Pourtant, ces firmes semblent ne connaître aucun contre-pouvoir.
par Philippe Rivière

« Big Pharma » : ceux qui font de nos vies, une maladie…


Chaque euro investi dans la mise au point d’un médicament de marque rapporte aux monopoles pharmaceutiques à peu près mille euros… Il y a les firmes privées qui produisent, quel que soit leur produit, puis le vendent.  Il y a les organes civils, attachés à un gouvernement où à une structure supranationale, européenne ou mondiale, censés contrôler et accepter, avec ou sans modification, le produit proposé par la firme privée, en fixer le prix et les modalités d’utilisation. Il y a le consommateur, «vous, moi».  Nous.
Nous sommes la vraie cible de tout ce montage savant destiné à endormir notre prudence, notre intelligence et notre instinct de conservation.

Le cas rapporté par Sheldon Rampton et John Tauber montre comment des groupes intéressés peuvent utiliser le langage pour influencer la population. En 1992, l’International Food Information Council (IFIC) des États-Unis s’inquiète de la perception qu’a le public des biotechnologies alimentaires (exemple : OGM, nanotechnologies). Un vaste programme de recherche sera donc mis en place pour déterminer comment parler au public de ces technologies. Les recommandations du groupe de travail concerneront surtout le vocabulaire qu’il convient d’employer.

Des mots seront retenus pour leur charge positive et il sera fortement conseillé de s’en tenir à ceux-là. Par exemple : beauté, abondance, enfants, choix, diversité, terre, organique, héritage, métisser, fermier, fleurs, fruits, générations futures, travailler fort, amélioré, pureté, sol, tradition, entier. D’autres, par contre, seront à proscrire absolument, notamment : biotechnologie, ADN, économie, expérimentation, industrie, laboratoire, machine, manipuler, argent, pesticides, profit, radiation, sécurité et chercheur.
Le langage contrôle les réactions de nos cerveaux à un stade préconscient, avant toute réflexion, toute analyse.
Les firmes privées, qui visent un monopole, un profit, une vente aux meilleures conditions, le savent très bien. Dans cette vaste entreprise de manipulation par les mots, le langage et les images, la télévision et les médias en général jouent un rôle crucial.
...
Tout comme les firmes privées énergétiques les plus polluantes essaient de se racheter une conduite, de se confectionner un paravent de respectabilité**, les firmes pharmaceutiques se joignent à des alliances mondiales comme le GAVI Alliance, des fondations comme celle de Bill et Melinda Gates, des démarches d’organisations comme l’OMS ou l’ONU (3). Ce ne sont que des opérations de marketing destinées à façonner dans l’esprit des gens mal informés une image de philanthropie, et qui permet, d’une pierre deux coups, de tester, sous couvert d’exploitation déguisée en aide, leurs médicaments sur des populations cobayes abusées et impuissantes.
Les firmes privées détruisent l’écosystème et l’environnement.
Les firmes privées exploitent l’humanité entière, les plus pauvres et les plus démunis en les faisant travailler pour elles pour un salaire de misère, en échange de souffrances extrêmes, et les plus riches en les faisant acheter leurs produits dangereux, défectueux ou simplement inutiles.
Par le biais de brevets, de copyrights et de subterfuges juridiques complexes, les firmes privées monopolisent un savoir qui appartient à toute l’humanité.

Les firmes privées s’associent pour former d’énormes monopoles encore plus puissants. Ces monopoles géants ont leurs sièges principaux en Europe et aux États-Unis. Monsanto, Dow, DuPont, Cargill, Syngenta dominent l’agriculture et l’alimentation mondiales.

Les Big Five, Lockheed Martin, Northrop Grumman, General Dynamics, Boeing, Raytheon, dominent l’industrie de l’armement.

Conclusions:


"Big Pharma" 


veut faire des profits à tout prix, et n’a aucune éthique.
Big Pharma fait des expériences et teste ses produits dans des pays trop pauvres ou sans système juridique pour pouvoir se défendre.
Comble de cynisme, elle le fait souvent sous couvert d’intention philanthropique (vaccinations, SIDA…).
Big Pharma n’a rien d’une entreprise philanthropique, jamais.
Elle ne recherche que son profit, et lorsqu’elle se pare d’une intention bénéfique pour le genre humain, c’est à chaque fois une opération publicitaire, pour redorer son blason, pour pénétrer de nouveaux marchés, pour exploiter des mains d’œuvre qu’elle transforme en esclaves, pour expérimenter ses molécules dans des pays moins sévères ou moins regardants.

Enfin, nous tous, consommateurs, acheteurs, humains, sommes responsables, des questions que nous ne posons pas, des réponses que nous n’exigeons pas, du comportement de nos ministères et institutions que nous ne remettons pas en cause, de l’opacité que nous tolérons, de la félonie que nous acceptons.
Ne laissons pas ces inventeurs de maladies nous voler nos vies.

« L’important n’est pas de vivre,
Mais de vivre selon le bien. »
Socrate  


Vendredi 27 avril de 22h25 à 23h55 sur France 2

Magazine d'information

Thèmes de l'émission : Les vendeurs de maladies
Présentateur : Elise Lucet ...
Chaque vendredi en deuxième partie de soirée, le nouveau magazine d'information d'Elise Lucet

Les vendeurs de maladies
Ces laboratoires qui inventent de toutes pièces une pathologie pouvant correspondre à la nouvelle molécule qu'ils viennent de mettre au point, parfois malgré des effets secondaires avérés, pour lesquels ils ont déjà prévu de nouveaux médicaments. Elle évoque également Shanti Senthikuma, une Indienne de 34 ans vivant dans le Kerala, un Etat du sud ouest de l'Inde qui s'est battues pendant des années contre la compagnie Coca Cola qui, pour les besoins de production de son soda, privait la population d'accès à l'eau potable.



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