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Curieux des empreintes et des chants laissés par les «transhumants », chanteur nomade moi-même, faiseur d’imaginaire, je file le temps et la "toile" au gré de multiples rencontres fraternelles. M’amusant de tout. Quoique souvent sérieux.

"Invente ! il n’est fête perdue au fond de ta mémoire. Invente les noirs béants de ce portail, l’ombre chaude à l’Equateur bue, et la foudre en tes mains reçue, ouverte comme un éventail"
(Extrait de « Langage » du poète Robert Ganzo 1898-1995)


jeudi 8 mars 2012

« Chocolat, clown nègre » :


Chocolat et Footit
Chocolat a fini dans la fosse commune, Footit au Père-Lachaise. L'oubli est en marche. 
Plus d'une histoire du cirque parlera de Chocolat comme d'un « partenaire-repoussoir », mettant en avant le seul Footit. Noiriel et Bozonnet réhabilitent Chocolat. Celui qui a « inventé la comédie clownesque » (avec son partenaire), « introduit en France le geste de base du hip-hop » et « inauguré la thérapie par le rire », plaide Noiriel.
Pour finir son livre en beauté, il raconte un sketch filmé par les Frères Lumière que l'on aurait bien aimé voir dans le spectacle. Une fois encore Footit roue de coups son partenaire. Mais il y va fort. Trop fort. Le clown blanc en larmes suit le corbillard où git son partenaire nègre. Mais soudain Chocolat sort de son cercueil et on le voit suivre son propre enterrement en riant.
C'est dans les dernières années du XIXe siècle que le couple devient inséparable. Et on considère que Footit et Chocolat ont, de fait, fixé les règles et donné leurs lettres de noblesse au couple que forment le clown blanc et l'Auguste.
« Etre chocolat »
A l'aune de la France de Guéant & co, c'est encore plus passionnant. Livre ou spectacle, dans les deux cas, le public ne sera pas chocolat. Il apprendra même que l'expression « être chocolat » est née de cette histoire. C'est l'un des nombreux éclairages du bouquin de Noiriel.

Source: GeM


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