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Curieux des empreintes et des chants laissés par les «transhumants », chanteur nomade moi-même, faiseur d’imaginaire, je file le temps et la "toile" au gré de multiples rencontres fraternelles. M’amusant de tout. Quoique souvent sérieux.

"Invente ! il n’est fête perdue au fond de ta mémoire. Invente les noirs béants de ce portail, l’ombre chaude à l’Equateur bue, et la foudre en tes mains reçue, ouverte comme un éventail"
(Extrait de « Langage » du poète Robert Ganzo 1898-1995)


samedi 25 février 2012

Franck Venaille (dans Télérama du 25 février au 2 mars 2012) Prix Robert Ganzo de poésie 2009


« Né blessé, Venaille ne cache pas sa terrible anxiété devant toute forme de vie - sociale et mentale », écrivait Franck Venaille de lui-même, en préface à Capitaine de l'angoisse animale, une anthologie parue il y a quatorze ans. Comme en écho résonne, presque en préambule du présent recueil C'est à dire, cette phrase 

« égaré dans la nuit
Franck Venaille
dans ce qui est
l'obscur complet
j'avance lentement
me tenant par la main ».

Cette autre encore :

« Les deuils de l'enfance sont lourds à porter je le sais
la tristesse n'est pas occasionnelle : c'est le socle de toute une vie !
enfants regardez-moi qui suis du même monde ludique que
(regardez-moi bien)
le vôtre
je combats pour vivre ».

La quête des mots pour dire l'angoisse terrible d'exister est l'assise sur laquelle repose l'oeuvre de Franck Venaille (né en 1936). 
Lire la suite sur le site de Télérama
http://images.telerama.fr//medias/2012/02/media_78110/c-est-a-dire,M69633.jpg

Voir aussi sur France Culture:
http://www.franceculture.fr/recherche/key%3Dfranck%2520venaille%2526type%3Demission


En 2009, Franck Venaille fut le récipiendaire du Prix de Poésie Robert Ganzo 


Un commentaire:

3 fois par an, Télérama nous honore d'un article sur un poète et sa poésie.
Et 3 fois par an, peu importe le poète, nous lisons le même article : 
"la mort, le noir, la maladie, l'angoisse, le deuil, l'incertitude d'être, la difficulté à vivre, le ciel vide, le désespoir etc."
Et 3 fois par an, Télérama se désole (avec la horde) que les gens ne lisent
pas de poésie !
Ah ! l'hypocrisie des bigots ! 

                                               Valérie Huet



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