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Curieux des empreintes et des chants laissés par les «transhumants », chanteur nomade moi-même, faiseur d’imaginaire, je file le temps et la "toile" au gré de multiples rencontres fraternelles. M’amusant de tout. Quoique souvent sérieux.

"Invente ! il n’est fête perdue au fond de ta mémoire. Invente les noirs béants de ce portail, l’ombre chaude à l’Equateur bue, et la foudre en tes mains reçue, ouverte comme un éventail"
(Extrait de « Langage » du poète Robert Ganzo 1898-1995)


jeudi 24 novembre 2011

« Il y a longtemps qu’on n’espère plus »



Mardi 22 novembre 2011 | Posté par Yamina Jarboua | Partager
Au début du mois, le Secours Catholique tirait la sonnette d'alarme sur la situation des jeunes en France. Sa dernière étude statistique met en exergue la précarité des 18-25 ans.

"Nous n’avons pas de quoi assurer notre vie future avec un emploi".


Jeunes, une génération précaire. Les 18-25 ans représentent la catégorie la plus pauvre de la société. Bien plus pauvre que les personnes âgées. Après avoir pris connaissance de ce rapport pessimiste fait par le Secours Catholique, j’ai voulu, moi aussi, mener l’enquête sur cette tranche d’âge. L’interroger afin de pouvoir me renseigner sur la situation.

Le même refrain revient souvent en boucle. Certains, honteux de leur situation ou juste par choix personnel ont préféré garder l’anonymat.
C’est le cas d’une étudiante de 18 ans à la fac de Saint Denis, qui témoigne : « Pour ma part, je ne me sens pas trop concernée par ce rapport car on ne peut pas dire qu’on se sente pauvre alors que l’on vie encore chez ses parents. De plus, ma bourse me permet d’accéder à des loisirs que je n’avais pas l’habitude de faire. Mais il m’est difficile de trouver un emploi pour  bâtir mes réels projets d’avenir, c’est ça le gros problème des jeunes. Nous n’avons pas de quoi assurer notre vie future avec un emploi. J’ai souvent postulé pour beaucoup d’entreprises mais mon manque d’expérience m’a toujours fait défaut. »


Bassinés par les fausses promesses du gouvernement, les jeunes ont perdu espoir. Un triste sort s’abat sur eux. Un sort qui les oblige à subir une précarité qui s’intensifie avec la crise. Ce triste bilan reflète avec véracité la sombre réalité. Pourtant, c’était bien le président de la République qui disait en 2009 qu’«  aucun jeune en difficulté ne sera laissé seul. Aucun jeune ne sera laissé sans emploi, sans formation, sans accompagnement »*. Alors comment expliquer ce résultat en 2011 ?
Yamina Jarboua


Un commentaire :
quand j’ai fait mon stage j’ai vu les rapports des 10 années précédentes ! 10 ans qu’un stagiaire bosse à la place d’un salarié !
10 ans sans PAYER de salaire ni de cotisation.
STAGES = ESCLAVAGE MODERNE


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