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Curieux des empreintes et des chants laissés par les «transhumants », chanteur nomade moi-même, faiseur d’imaginaire, je file le temps et la "toile" au gré de multiples rencontres fraternelles. M’amusant de tout. Quoique souvent sérieux.

"Invente ! il n’est fête perdue au fond de ta mémoire. Invente les noirs béants de ce portail, l’ombre chaude à l’Equateur bue, et la foudre en tes mains reçue, ouverte comme un éventail"
(Extrait de « Langage » du poète Robert Ganzo 1898-1995)


mercredi 30 novembre 2011

Dans Le Monde.fr, une étude est faite sur Les Frères Musulmans syriens.


« Rencontre d’Istanbul pour la Syrie »
Les 26 et 27 avril, les Frères Musulmans participent à la Rencontre d’Istanbul pour la Syrie, organisée par la Tribune de Dialogue politique d’Istanbul, un consortium de près de 400 organisations de la société civile turque. Au terme de cette réunion, un communiqué est diffusé pour "affirmer le droit du peuple syrien à vivre dans la liberté et la dignité, réclamer l’arrêt immédiat de l’effusion de sang, des arrestations arbitraires et de la torture, demander l’accès à la Syrie des médias étrangers…, revendiquer le droit pour les Syriens à se rassembler et à manifester de manière pacifique…, refuser toute forme de discrimination religieuse, ethnique ou confessionnelle…, confirmer le caractère pacifique et démocratique des revendications et le refus du recours aux puissances étrangères". Peut-être à la demande de la partie invitante, proche du Parti Justice et Développement (AKP) au pouvoir, dont le leader, le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, n’a pas encore pris ses distances avec son "ami personnel" Bachar Al Assad, une porte est laissée ouverte à une solution négociée avec le régime syrien, puisqu’il est aussi indiqué que, "bien qu’en voie d’épuisement, toutes les occasions ne sont pas encore définitivement perdues de trouver une issue positive à cette situation mal engagée".

Les Frères Musulmans accusés de mettre la main sur l’opposition
Considérant que la majorité des participants à ce rassemblement, accueilli et chapeauté par un parti politique lui-même islamiste, appartient à des formations ou courants religieux, un certain nombre d’opposants en Syrie et à l’extérieur prennent immédiatement avec lui leurs distances. Ignorant le fait que ni le contrôleur général, Mohammed Riyad Al Chaqfeh, ni son premier collaborateur, Farouq Tayfour, n’ont répondu à l’invitation qui leur avait été adressée, "pour ne pas mettre en difficulté les autorités du pays hôte", et que le plus haut représentant de l’Association était Walid Saffour, président de la Commission syrienne des Droits de l’Homme basée à Londres, ils dénoncent une tentative des Frères Musulmans de mettre la main sur l’opposition et ils les accusent de vouloir "acquérir, à l’extérieur, au détriment de l’opposition laïque, un poids dont ils ne disposent plus à l’intérieur". Les Frères Musulmans rejettent cette mise en cause. Ils expliquent, à ceux qui veulent bien les entendre, que leur stratégie se résume dans la formule suivante : "Participer à tout. Ne se mettre en avant nulle part". Participer à tout, parce qu’ils croient à la coordination et à la coopération, qu’ils restent ouverts à la conclusion d’alliances avec la majorité des autres forces politiques, et que rien ne profite davantage au régime syrien dans la période actuelle que l’étalage au grand jour des dissensions de l’opposition. Ne pas se mettre en avant, parce qu’ils tiennent à préserver leur Association, leurs amis et ceux qui siègent en leur compagnie, le régime syrien ne laissant passer aucune occasion de les accuser de tous les crimes, eux et leurs prétendus "alliés". Fatalistes, les Frères Musulmans observent à ce propos que, lorsqu’ils parlent, ils sont accusés de mentir, et que, lorsqu’ils se taisent, ils sont qualifiés d’hypocrites. Ils déplorent aussi que lorsqu’ils prennent des initiatives, on leur prête des ambitions hégémoniques, et que, lorsqu’ils temporisent, on annonce aussitôt leur disparition définitive…
LesFrères Musulmans Syriens (suite)

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