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Curieux des empreintes et des chants laissés par les «transhumants », chanteur nomade moi-même, faiseur d’imaginaire, je file le temps et la "toile" au gré de multiples rencontres fraternelles. M’amusant de tout. Quoique souvent sérieux.

"Invente ! il n’est fête perdue au fond de ta mémoire. Invente les noirs béants de ce portail, l’ombre chaude à l’Equateur bue, et la foudre en tes mains reçue, ouverte comme un éventail"
(Extrait de « Langage » du poète Robert Ganzo 1898-1995)


jeudi 27 octobre 2011

« Sur le plateau, devant le visage magnifique du Christ ; C'est d'amour immense qu'il va s'agir, au-delà de tout conflit ».

Des groupuscules d’extrême droite se réclamant de l’Action Française interrompent toutes les représentations du spectacle de Romeo Castellucci , Sul concetto di volto nel figlio di Dio, (Sur le concept du visage du Fils de Dieu) qui se joue du 20 au 30 octobre au Théâtre de la Ville à Paris. Ils montent sur le plateau, se mettent en prière, hurlent à la « christianophobie », concept qui résonne cyniquement avec une xénophobie dont ils sont les ardents prosélytes. Ce spectacle sera ensuite repris du 2 au 6 novembre au 104, rue Curial, Paris 19. Ces groupes ont annoncé leur volonté d’empêcher les représentations tant qu’elles auront lieu, de décourager les spectateurs en déversant de l’huile de vidange à l’entrée du théâtre, et d’adresser des menaces de mort aux équipes des lieux. Le spectacle dure 55 minutes, et Emmanuel Demarcy-Mota directeur du Théâtre en accord avec Roméo Castellucci a décidé de jouer coûte que coûte, jusqu’au bout des représentations.

Castellucci compose une grande œuvre spirituelle : sous le regard du fils de Dieu, un autre fils, qui nous ressemble, accompagne son père dans l’épreuve d’une fin de vie alourdie par l’humiliation de l’incontinence. Voilà qui suffit pour déplaire aux fanatiques intégristes.
Ces mêmes factions ont d’ores et déjà fait savoir qu’elles auraient recours à la même violence pour Golgotha picnic de Rodrigo Garcia, au Théâtre du Rond Point, à Paris, du 8 au 17 décembre.

Comme citoyens, il nous appartient, si nous le pouvons, d’aller voir ces spectacles dans ces trois lieux, d’en parler autour de nous, car l’intimidation a pour conséquence de vider les salles, et il convient d’affirmer notre droit de spectateur d’avoir accès aux œuvres, ainsi que notre désir de faire honneur aux créateurs du monde entier que la France accueille.

Des tarifs préférentiels peuvent vous être accordés par ces trois lieux, dans la limite des places disponibles, en adressant un mail à contact@anrat.asso.fr
Pour l’ANRAT,
Claire Rannou

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