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Curieux des empreintes et des chants laissés par les «transhumants », chanteur nomade moi-même, faiseur d’imaginaire, je file le temps et la "toile" au gré de multiples rencontres fraternelles. M’amusant de tout. Quoique souvent sérieux.

"Invente ! il n’est fête perdue au fond de ta mémoire. Invente les noirs béants de ce portail, l’ombre chaude à l’Equateur bue, et la foudre en tes mains reçue, ouverte comme un éventail"
(Extrait de « Langage » du poète Robert Ganzo 1898-1995)


dimanche 9 octobre 2011

MARIA COLLIN: Lorsque la lumière, la transparence et la couleur sont souveraines.

Ici, d'après moi, une fragile stabilité à être des chaises, à être nous.
Copyright image: Maria Collin.





cyclamen 1
huile sur toile 41x33cm  
 

Après avoir conquis les deux murs latéraux de la cathédrale Saint-Maclou de Pontoise lors des journées dupatrimoine en septembre dernier, l'artiste plasticienne Maria Collin est l'invitée (sur trois étages) de la très belle galerie Roger Ikor de la Frette dans le Val d'Oise.
Mais comment parler du talent, du travail d'un ou d'une amie Chère, en n'oubliant pas d'avoir à son égard un regard critique?
S'agissant d'amis, la critique doit être sévère, mordante et sans concessions.
Et c'est ainsi sans obligations d'aucune sorte que je me dois de m'incliner face à la force et l'éblouissement coloré d'un tel travail. (Bien plus lumineux que sur ces deux photographies jointes).
sur ces trois étages, l'artiste nous invite a visiter une soixantaine de ses œuvres peintes sur toile ou sur tissu.
L’œuvre exposée est dans son ensemble splendide ; elle est un hymne à la couleur, à la transparence, à la lumière. Au don de soi.
le moindre frémissement et instant de toutes choses, de toutes personnes, de tous fruits et fleurs y est arrêté et mis en lumière.
Sacralisé comme une incitation, à pacifier nos mauvais temps, avec pour chacun le droit de se questionner sur la fragile stabilité à être.
Plus que jamais le travail de Maria Collin ici exposé est saisissant ; il me semble fait de douleurs apprivoisées et de reprises en main pacifiées de chaque instant.

Enfin, il y a Chez Maria Collin comme le vertige sans fin des couleurs de Pierre Bonnard.

table: acrylique sur voile 
200x150cm 2009


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