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Curieux des empreintes et des chants laissés par les «transhumants », chanteur nomade moi-même, faiseur d’imaginaire, je file le temps et la "toile" au gré de multiples rencontres fraternelles. M’amusant de tout. Quoique souvent sérieux.

"Invente ! il n’est fête perdue au fond de ta mémoire. Invente les noirs béants de ce portail, l’ombre chaude à l’Equateur bue, et la foudre en tes mains reçue, ouverte comme un éventail"
(Extrait de « Langage » du poète Robert Ganzo 1898-1995)


samedi 24 septembre 2011

ONU: Mr. Mahmoud Abbas, «Nous ne cherchons pas à isoler ni délégitimer Israël.»


Le président palestinien Mahmoud Abbas a affirmé vendredi qu'il était prêt à reprendre des négociations avec Israël sur la base des lignes de 1967 avec un gel de la colonisation israélienne, dans un discours devant l'Assemblée générale de l'ONU.
"J'ai remis au secrétaire général Ban Ki-moon la demande d'adhésion comme membre à part entière des Nations unies de la Palestine sur la base des lignes du 4 juin 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale", a précisé M. Abbas dans un discours devant l'Assemblée générale de l'ONU, brandissant le document sous un tonnerre d'applaudissements.
Nous sommes "prêts à revenir immédiatement aux négociations sur la base des références fondées sur le droit international (notamment les lignes de 1967, NDLR) et d'un arrêt total de la colonisation", a-t-il dit.
Il a également affirmé que par cette démarche les Palestiniens "ne cherchaient pas à isoler ni délégitimer Israël", mais l'occupation et la colonisation.
Il prononçait son discours, salué par de nombreux applaudissements et conclu par une ovation debout, environ une heure après avoir remis à M. Ban la demande d'adhésion, démarche qui a été aussitôt déplorée par Israël et les Etats-Unis.
Le président palestinien a accusé le gouvernement israélien d'avoir"sapé tous les efforts de paix" depuis un an et affirmé que la colonisation israélienne était "en train de détruire une solution à deux Etats".

Mais A Ramallah, l’heure n’estpas à l’état de grâce

Les Palestiniens de Cisjordanie redoutent des représailles israéliennes.

Par DELPHINE MATTHIEUSSENT Envoyée spéciale à Ramallah pour Libération.fr

Omniprésence. Un enthousiasme tempéré par le directeur général adjoint des postes, Mamun Gazi : «La poste est le meilleur exemple de notre dépendance vis-à-vis d’Israël», dit-il en montrant les sacs de courrier, surmontés de l’inscription «postes israéliennes», entassés devant son bureau. «Nous n’avons pas d’aéroport, tout notre courrier transite par Jérusalem, où les Israéliens font ce qu’ils veulent. Les lettres nous parviennent parfois ouvertes», ajoute-t-il. Des piles de courriers et de colis s’entassent en vrac. La plupart des adresses précisent :«Cisjordanie-Israël». «C’est très bien le vote à l’ONU, mais, dans l’immédiat, ça ne changera rien à ce fouillis», estime Mamun Gazi.
Les Palestiniens soutiennent largement l’initiative de leur président,
Mahmoud Abbas, mais ne se font pas d’illusions sur l’impact concret de ce forcing diplomatique. Car, même en cas de vote positif, l’omniprésence d’Israël dans leur vie quotidienne continuera tant que durera l’occupation.

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