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Curieux des empreintes et des chants laissés par les «transhumants », chanteur nomade moi-même, faiseur d’imaginaire, je file le temps et la "toile" au gré de multiples rencontres fraternelles. M’amusant de tout. Quoique souvent sérieux.

"Invente ! il n’est fête perdue au fond de ta mémoire. Invente les noirs béants de ce portail, l’ombre chaude à l’Equateur bue, et la foudre en tes mains reçue, ouverte comme un éventail"
(Extrait de « Langage » du poète Robert Ganzo 1898-1995)


jeudi 1 septembre 2011

"fleur de la belle-du-soir"


« Yorite koso / sore ga tomo mime / tasogare ni / hono-bono miyuru / hana no yûgao »
*
« Si venez plus près / pour sûr la reconnaîtrez / Celle que dans l'ombre / du soir avez entrevue / fleur de la belle-du-soir » 
 Signé : « Koryûsai ga »
Années 1770.



L'estampe parodique représente l'instant où Genji, ici en vendeur d'éventails, aperçoit Yûgao entre des rideaux, le regardant s'éloigner. Sur la palissade fleurit une plante grimpante à fleurs blanches, « la belle du soir », appelée aussi fleur de lune ou fleur de calebasse. Yûgao deviendra l'amante de Genji et mourra une nuit dans ses bras. Les personnages du roman furent si présents dans l'imaginaire collectif au cours des siècles que les passants peuvent encore actuellement se recueillir sur la tombe de la « Belle du soir », à Kyôto. Les mitate, images complexes, sont souvent un mélange d'allusions à décrypter. Ainsi les boîtes d'éventails et l'éventail que Genji tient à la main pourrait se référer à ces lignes du même chapitre : « [.] une fillette lui tendit un éventail blanc, imprégné d'un parfum puissant. » (G. L.)


Murasaki Shikibu (紫式部?) (v. 973–v. 1014 ou 1025) est le surnom d'une dame de la cour du milieu de l'époque de Heian (xe-xie siècle), connue pour son roman le Dit du Genji (源氏物語Genji monogatari?).

Lorsque l'herbe pourpre est en pleine couleur,
On voit à peine les autres plantes qui poussent dans le champ !

*
Je souhaite que mon cœur soit aussi clair et large que le grand ciel et le pré vert du printemps.  
Ten 
(le ciel)
Asamidori
Sumiwatari keru
Oozora no
Hiroki wo onoga
Kokoro tomogana

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