Pages






Curieux des empreintes et des chants laissés par les «transhumants », chanteur nomade moi-même, faiseur d’imaginaire, je file le temps et la "toile" au gré de multiples rencontres fraternelles. M’amusant de tout. Quoique souvent sérieux.

"Invente ! il n’est fête perdue au fond de ta mémoire. Invente les noirs béants de ce portail, l’ombre chaude à l’Equateur bue, et la foudre en tes mains reçue, ouverte comme un éventail"
(Extrait de « Langage » du poète Robert Ganzo 1898-1995)


jeudi 25 août 2011

Arnaud Desjardins a quitté son corps le 10 août 2011.



"Ne jugez pas, sinon vous ne sortirez pas du monde du jugement, vous jugerez les autres, vous vous jugerez vous-mêmes, vous jugerez tout, la pluie et le beau temps.
Renoncez à la justice habituelle et essayez de comprendre. Avant l’amour vient la compréhension : la compréhension qu’en effet des lois psychologiques font que les êtres agissent comme ils agissent, sont déterminés et conditionnés à agir comme cela. Tels qu’ils sont ils ne peuvent pas agir autrement. Idéalement et en théorie, oui, mais il faudrait qu’ils aient une autre éducation, un autre inconscient et d’autres glandes endocrines.
Soyez un avec l’autre, ne laissez plus l’écran de votre ego s’interposer entre l’autre et vous".


La paix toujours présente” : il est à la fois beau et prémonitoire, le titre du dernier livre d’Arnaud Desjardins. L’ancien réalisateur de télévision devenu maître spirituel et qui fit connaître aux Français les spiritualités orientales, s’en est allé ce mercredi 10 août. Il est décédé à l’âge de 86 ans à Grenoble où il avait été hospitalisé dernièrement.
Parcours atypique que celui de ce jeune homme né dans un milieu protestant et, qui, à l’occasion d’un séjour en sanatorium à St Hilaire du Touvet, découvre à l’âge de 17 ans les sagesses orientales. Il n’aura de cesse d’approfondir cette voie, profitant de son métier de réalisateur à l’ORTF pour sillonner, en famille, les terres d’Orient et dresser le portrait de grands maîtres spirituels.
Ses films qui feront connaître aux Occidentaux le bouddhisme tibétain, le soufisme arabe ou les monastères zen du Japon connaîtront un grand succès.



Fils de Jacques Guérin-Desjardins (originaire de Normandie) et d’Antoinette Nègre (originaire de Nîmes), protestants engagés, il est l’aîné de trois enfants (un frère et une sœur). Son père, lieutenant à Verdun, Croix de Guerre avec citations, Légion d’Honneur pour faits de guerre durant la première guerre mondiale, capitaine en 1940 et à nouveau Croix de Guerre durant la seconde, pendant laquelle aussi il aide des juifs à échapper aux rafles, est très engagé dans le développement du mouvement scout, étant même en relation directe avec Robert Baden-Powel. Revenu de captivité, il occupe un poste de Directeur des Ressources Humaines chez Peugeot.
Son grand-père maternel, Albert Nègre, ingénieur de l’École Centrale, lui raconte ses voyages en Orient à la fin de xixe siècle, illustrés par des albums de photos. Une tante, adoratrice de Saint François d'Assise, reçoit le premier swami accueilli en France à l’initiative de Jean Herbert, Swâmi Siddheswarânanda, ainsi par ailleurs qu’un moine franciscain.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Merci Manuel de saluer ce grand sage qui nous laisse une oeuvre et un enseignement passionnant

Manuel Vich-Ganzo. a dit…

... Bonsoir qui êtes vous?

Enregistrer un commentaire