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Curieux des empreintes et des chants laissés par les «transhumants », chanteur nomade moi-même, faiseur d’imaginaire, je file le temps et la "toile" au gré de multiples rencontres fraternelles. M’amusant de tout. Quoique souvent sérieux.

"Invente ! il n’est fête perdue au fond de ta mémoire. Invente les noirs béants de ce portail, l’ombre chaude à l’Equateur bue, et la foudre en tes mains reçue, ouverte comme un éventail"
(Extrait de « Langage » du poète Robert Ganzo 1898-1995)


vendredi 17 juin 2011

A Dad.

"Je cours entre Melun, Lyon, Rennes, Saint-Malo... Dès que j'ai un instant, je t'enverrai une pensée d'ici ou là. C'est peu, mais c'est ce que le temps me laisse ces jours ci. Je t'embrasse".

Je t’embrasse, c’est peu,
Mais c’est ce que le temps lui laissait ces jours-ci.
Lui aussi partirait seul, son immanquable valise à la main.
Dés qu’il aura le temps, Depuis Rome, Depuis Berlin,
il lui adresserait une pensée.
C’est peu,
Il l’embrasse.


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Ce n'était pas grand chose, deux ou trois mots. Mais cette valise était si lourde qu'elle compliquait chaque arrêt. Il fallait filer le train à l’exigeante arithmétique du temps. Une nuit, évidemment, la fraternité de ces instants finiraient par renouveler ces rencontres impromptus que nous apprécions tant. Un peu de sens entre deux casiers, et de quoi trier l'inédit du banal. En projetant nos envies dans l'avenir, nous aimions ces échanges simples, avant de retourner à nos identités.  
                                                                               David Khawam Urdangarin  




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