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Curieux des empreintes et des chants laissés par les «transhumants », chanteur nomade moi-même, faiseur d’imaginaire, je file le temps et la "toile" au gré de multiples rencontres fraternelles. M’amusant de tout. Quoique souvent sérieux.

"Invente ! il n’est fête perdue au fond de ta mémoire. Invente les noirs béants de ce portail, l’ombre chaude à l’Equateur bue, et la foudre en tes mains reçue, ouverte comme un éventail"
(Extrait de « Langage » du poète Robert Ganzo 1898-1995)


vendredi 25 mars 2011

Le FMI (Fond monétaire international). Ou: comment mourir à crédit.



Jamaïque/FMI : mourir à crédit
Un film de William Karel
1994 - France - 77 minutes - Betacam SP

Créé il y a cinquante ans, lors des accords de Bretton Woods, pour faciliter le commerce mondial et la stabilité des changes, le Fond monétaire international est devenu une gigantesque banque proposant une aide financière aux pays endettés : des prêts conditionnés par la mise en place d'une nouvelle politique économique.
A travers l'histoire de la Jamaïque, qui se débat depuis les années 70 dans des difficultés insurmontables, le film démonte le mécanisme de la mise en place par le FMI d'une politique de libre marché, et sa responsabilité dans l'endettement record du pays et le sacrifice des couches sociales les plus défavorisées.
Derrière le portrait de ce petit pays des Caraïbes, une enquête humaine et politique, à laquelle participent notamment deux anciens premiers ministres jamaïcains, des dirigeants du FMI et des experts, pour évoquer, d'une manière plus générale, les effets sociaux des interventions du FMI sur les pays en voie de développement.

Et :
Dollar, Tobin, FMI, Nasdaq et les autres
Un film de Olivier Zuchuat
2000 - France, Suisse - 40 minutes - DV Cam

En s’appuyant sur des interviews d’anciens traders sur les marchés des changes, de banquiers et d’économistes, ce film présente les rouages de la spéculation sur les monnaies ainsi que les moyens de lutter, taxe Tobin en tête, contre ce capitalisme de casino.
Avant les années 80, le Ghana était considéré comme un pays en voie de développement prometteur. La crise économique que connaît le pays va amener une situation locale désastreuse au niveau des services de base. Le FMI et la Banque Mondiale proposent des prêts au pays, sous la condition dite d´ajustement structurel. Le pays est contraint de s´impliquer dans le libre échange, en orientant la production interne vers l´or et le cacao plutôt que vers les productions vivrières. L´incitation à la ´récupération des coûts´ va entraîner la privatisation des services publics de base de soins et d´adduction d´eau. L´implantation d´entreprises étrangères est favorisée grâce une politique fiscale avantageuse et une réglementation peu contraignante, notamment vis à vis de l´environnement. La richesse en or de la province du Katanga a attiré l´industrie minière. L´état ghanéen a délocalisé la population locale qui vivait de banane plantain, manioc, huile de palme et arachide. Les paysans on touché une indemnisation ridicule, les manifestants ont été éloignés par la force militaire. L´activité d´extraction a stérilisé les champs alentours : les déblais ont envahi les champs de manioc, la pollution métallique affecte l´air et l´eau. Les rizières sont aujourd´hui en jachère...

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