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Curieux des empreintes et des chants laissés par les «transhumants », chanteur nomade moi-même, faiseur d’imaginaire, je file le temps et la "toile" au gré de multiples rencontres fraternelles. M’amusant de tout. Quoique souvent sérieux.

"Invente ! il n’est fête perdue au fond de ta mémoire. Invente les noirs béants de ce portail, l’ombre chaude à l’Equateur bue, et la foudre en tes mains reçue, ouverte comme un éventail"
(Extrait de « Langage » du poète Robert Ganzo 1898-1995)


lundi 21 mars 2011

Japon : hommage à Frédéric Charles, journaliste et homme rare


Par Le Yéti | yetiblog.org | 21/03/2011 | 17H52
Rue89

   Je connais depuis longtemps la voix de Frédéric Charles, journaliste suisse, correspondant de Radio France au Japon. Un ton légèrement voilé. Des phrases d'une sobriété qui impose le respect. Et ce curieux accent.

C'est drôle, malgré son nom, j'avais fini par me persuader que l'homme était d'origine japonaise. Mais non. Il réside simplement dans son pays d'adoption depuis presque trente ans.

Depuis le séisme et la catastrophe nucléaire, bien des rédactions ont rappelé leurs envoyés spéciaux. Frédéric Charles, lui, est resté.

Ces derniers temps, sa voix porte l'empreinte du drame qui se joue. Un peu plus tassée, plus grave, plus lente. Mais dénuée de tout pathos émotionnel, de tous ces fébriles débordements qui trahissent le désarroi, la peur, une quelconque vacillation.

Frédéric Charles vit, ressent et décrit ce qu'il vit et ressent. Mais ce n'est pas son portrait à lui qu'il dresse et que l'auditeur retient. C'est celui du pays et de la population qui l'entoure et qu'il aime tant.

J'ai découvert récemment le visage de Frédéric Charles sur la RTBF.
Son visage ressemble à sa voix. Chaque matin, je guette avec impatience ses interventions. Derrière une description sans fard de l'indicible, Frédéric Charles parvient à nous transmettre son calme sans affèteries, terriblement humain.

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