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Curieux des empreintes et des chants laissés par les «transhumants », chanteur nomade moi-même, faiseur d’imaginaire, je file le temps et la "toile" au gré de multiples rencontres fraternelles. M’amusant de tout. Quoique souvent sérieux.

"Invente ! il n’est fête perdue au fond de ta mémoire. Invente les noirs béants de ce portail, l’ombre chaude à l’Equateur bue, et la foudre en tes mains reçue, ouverte comme un éventail"
(Extrait de « Langage » du poète Robert Ganzo 1898-1995)


samedi 5 février 2011

La Seguiriya (Cante jondo)


La Seguiriya ou Siguiriya est un « palo » (style de chant) du flamenco. Il fait partie des chants de base regroupés sous le terme de «cante jondo». C'est un chant libre dont la structure rythmique est de douze temps, qui dans sa forme traditionnelle, se chante accompagné par un guitariste, mais on connait des versions a cappella sous sa forme primitive. Il dérive des chant a palo seco (voix seule), et est apparenté aux livianas et serranas, mais n'a pas de rapport avec la Séguédille qui est une danse andalouse, alors que la seguiriya ne se danse pas.
Le style des seguiriyas varie selon les régions d'Andalousie. Celles de de Triana sont les plus anciennes. Les thèmes de ces chants sont souvent tragiques.

Origine :

"Le plus ancien chant à la fois confirmé et attribuable est la siguiriya associé au nom de Frasco El Colorao, qui date selon toute apparence des années 1840 (...) Or en 1971, a été annoncée une remarquable percée qui dévoile une préhistoire insoupçonnée, d'environ trois siècle, et relie une partie du répertoire jondo à la culture médiévale tardive." (Le cante jondo, Pierre Lefranc, publication de la faculté des lettres de Nice, p. 35)
On attribue l'invention de ce style au cantaor gitan du début du XIXe siècle, El Planeta, son disciple El Fillo fut l'un des chanteurs les plus représentatifs, il créa plusieurs Seguiriyas qui deviendront des classiques du cante flamenco.

Lire la suite :

Voir aussi :
http://www.flamencoexport.com/flamenco-wiki-fr/palos-du-flamenco.html?pag=9






Dans cette Seguiriya chanson signée Salvador Ruiz de Luna, la chanteuse Gracia de Triana vous propose un hommage dédié à Manolete, qui fut le grand toréador de l'une des école taurine califes de Cordoue, malheureusement pris dans l'événement fatidique de Linares.





Manuel Laureano Rodríguez Sánchez dit « Manolete », né le 4 juillet 1917 à Cordoue (Espagne), mort le 29 août 1947 à Linares (Espagne, province de Jaén), est un célèbre matador espagnol.

Il est issu d'une longue lignée de toreros : son grand-père et son père étaient eux-mêmes des matadors sous le pseudonyme « Manolete » ; en outre, sa mère Angustias Sanchez était mariée en première noce à Lagartijo Chico, neveu de Lagartijo.

Il révolutionna la tauromachie et est considéré comme le fondateur de la corrida moderne. « Manolete » fut le premier torero à privilégier dans la corrida la faena de muleta et à proposer des faenas sobres, liées, allongées mais introduisant la recherche de l’esthétique. On lui attribue souvent l'invention d'une passe, la manoletina qu'il a contribué à populariser au point que son nom y est désormais rattaché.

Chanson aux sentiments profonds et solennels au rythme solennel, la Seguiriya est au cœur même du chant de Gracia de Triana.

La Seguiriya est d’un art difficile à interpréter de par sa profondeur musicale et émotionnelle.






La seconde Seguiriya proposée, est extraite d’un poème du cante jondo de federico Garcia Lorca. Son titre est « el paso de la siguiriya » enregistrée ici en 1997,
Elle est accompagnée à la guitare par Jean-François Bigueure et chantée par votre serviteur Manuel Vich.
Photographie copyright: Eric Gerry.                                                          



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