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Curieux des empreintes et des chants laissés par les «transhumants », chanteur nomade moi-même, faiseur d’imaginaire, je file le temps et la "toile" au gré de multiples rencontres fraternelles. M’amusant de tout. Quoique souvent sérieux.

"Invente ! il n’est fête perdue au fond de ta mémoire. Invente les noirs béants de ce portail, l’ombre chaude à l’Equateur bue, et la foudre en tes mains reçue, ouverte comme un éventail"
(Extrait de « Langage » du poète Robert Ganzo 1898-1995)


jeudi 17 février 2011

La caducité programmée des produits électriques et électroniques


La caducité programmée des produits électriques et électroniques symbole de la société du gaspillage montre que les stratégies mises en place pour réduire la durée de vie des produits électriques et électroniques augmentent considérablement le volume des déchets, mais aussi qu’elles contribuent à l’épuisement des ressources naturelles.

Comme le soulignait en septembre 2010 Sylvain Angerand, chargé de campagne ressources naturelles aux Amis de la Terre, « le renouvellement incessant des appareils, notamment de haute technologie, contribue à l’explosion de la consommation des ressources naturelles minières et énergétiques. Cette surexploitation détruit des écosystèmes, déplace des populations, provoque des pollutions chimiques et engendre des conflits, notamment dans les pays du Sud. ».

Dans cette étude, rédigée dans le cadre de leurs campagnes respectives « Prévention des déchets » et « Produits pour la vie », les associations souhaitent alerter sur les impacts environnementaux et sociaux négatifs d’une société de surconsommation fondée sur le renouvellement toujours plus rapide des produits. le rapport dresse ainsi un tableau des « coulisses » de nos sociétés de surconsommation : épuisement imminent des ressources naturelles, production massive de déchets et gaspillage de la matière contenue dans les biens abandonnés en fin de vie.

« Aujourd’hui, l’urgence n’est plus de devenir un des leaders européens dans la gestion des déchets d’équipements électriques et électroniques, mais de les éviter. La France doit évoluer au plus vite vers une référence en matière de production et de consommation plus soutenables qui passe par des biens de grande qualité et chaque acteur de la société doit y contribuer à son niveau » explique Sébastien Lapeyre, directeur du Cniid.

http://www.amisdelaterre.org/Nouveau-rapport-L-obsolescence.html


PRÊT A JETER : (Rediffusions sur ARTE le 18 février à 10h30 et le 24 février à 3h25

Prêt à jeter est un documentaire sur l'obsolescence programmée diffusé hier soir sur Arte et que l'on peut toujours regarder sur le site de la chaîne télévisée. 

 « Dans les pays occidentaux, on peste contre des produits bas de gamme qu'il faut remplacer sans arrêt. Tandis qu'au Ghana, on s'exaspère de ces déchets informatiques qui arrivent par conteneurs. Ce modèle de croissance aberrant qui pousse à produire et à jeter toujours plus ne date pas d'hier. Dès les années 1920, un concept redoutable a été mis au point : l'obsolescence programmée. "Un produit qui ne s'use pas est une tragédie pour les affaires", lisait-on en 1928 dans une revue spécialisée. Peu à peu, on contraint les ingénieurs à créer des produits qui s'usent plus vite pour accroître la demande des consommateurs ».
Si l'on n'apprend pas forcément beaucoup de choses concernant Apple,

(Sauf en particulier sur les batteries d'iPod. Le film se penche sur la class action intentée contre Apple à l'automne 2003 à propos des batteries d'iPod : Apple était alors accusée d'utiliser des batteries prévues pour ne durer que 12 à 18 mois et de ne pas proposer à ses clients un moyen de les changer. "Il est clair que l'iPod d'Apple a été développé dans la perspective de l'obsolescence programmée" peut-on ainsi entendre dans la petite partie du documentaire à propos d'Apple (entre 49:30 et 55:00 environ). La class-action a été résolue en juin 2005 par un accord entre Apple et les plaignants qui ont reçu la généreuse somme de 50 $ de la part de l’entreprise)

Le documentaire n'y consacre en fait qu'une très faible partie. Le reste de Prêt à jeter, à la fois un historique de l'obsolescence programmée née dans les années 1920 et une mise en perspective avec les conséquences de cette politique au Ghana, s'annonce plus intéressant. À regarder sur Internet, ou à la télévision sur Arte.
(Rediffusions le 18 février à 10h30 et le 24 février à 3h25).

Crédit :
Nicolas Furno le 16.02.2011 à 15:26

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