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Curieux des empreintes et des chants laissés par les «transhumants », chanteur nomade moi-même, faiseur d’imaginaire, je file le temps et la "toile" au gré de multiples rencontres fraternelles. M’amusant de tout. Quoique souvent sérieux.

"Invente ! il n’est fête perdue au fond de ta mémoire. Invente les noirs béants de ce portail, l’ombre chaude à l’Equateur bue, et la foudre en tes mains reçue, ouverte comme un éventail"
(Extrait de « Langage » du poète Robert Ganzo 1898-1995)


mardi 11 janvier 2011

Otages morts au Niger: les zones d'ombre de l'intervention de l'armée française

Alors qu'Alain Juppé est arrivé lundi soir au Niger, les circonstances de l'opération militaire française qui a conduit à la mort de deux otages restent troubles. Tout comme la présence de commandos hexagonaux dans cette région du Sahel.
http://www.mediapart.fr/


Le retrait de la France d'Afghanistan est-il une exigence plus « irréaliste » que ne l'était notre entrée en guerre dans ce pays, sans aucun débat parlementaire ? Chacun jugera. Avec les moyens du bord : cette guerre -on l'a souvent souligné ici- se déroule dans une totale indifférence, notamment des médias français.

La guerre en Afghanistan en ligne de mire

Tout est d'ailleurs fait pour que ces médias ne contre-enquêtent pas de trop près sur la propagande de l'armée française, comme l'a assez bien montré l'énervement du pouvoir, après la prise en otages des deux reporters de France 3, Ghesquière et Taponier (même si le pouvoir semble être ensuite entré dans la voie de la négociation avec leurs ravisseurs).

La participation de la France à la guerre d'Afghanistan résulte d'un choix politique, dicté par l'alliance américaine. C'est ce choix, au moins autant qu'une haine « viscérale » héritée de la guerre d'Algérie, qui désigne les Français comme cibles d'Aqmi. Est-ce « irréaliste » de simplement le rappeler ainsi ?
Par Daniel Schneidermann
Fondateur d'@rrêt sur images
10/01/2011
09H31
http://www.rue89.com/schneidermann-9-15/2011/01/10/otages-derriere-la-haine-viscerale-daqmi-lafghanistan-184772


Otages du Niger : toujours des zones d’ombre, malgré l’autopsie

FRANCE INFO -

Saura-t-on jamais ce qui s’est passé, samedi dernier ? Saura-t-on jamais comment les deux otages français sont morts, aux mains d’Aqmi ? Entre les déclarations officielles et les résultats de l’autopsie, il y a des brèches.
Selon l’autopsie réalisée aujourd’hui à Paris, un otage a été tué à bout portant au visage. Ce qui laisse penser à une exécution, selon un policier - et est conforme à ce que déclarait Alain Juppé, le ministre de la Défense. 
Le problème, c’est le second corps : il est entièrement brûlé, et ne comporte pas de traces de balles. L’hypothèse d’un tir ayant touché le réservoir de la voiture dans laquelle il se trouvait n’est pas exclue aujourd’hui.

Autre zone d’ombre : François Fillon affirmait hier que deux ravisseurs avaient été fait prisonniers, qu’ils étaient interrogés par les autorités nigériennes, avec le concours de la justice française. 
Pas du tout, a expliqué aujourd’hui le ministère nigérien de l’Intérieur, qui dit ne détenir personne. Etrange...


TUNISIE:
Au moins quatre morts ce lundi en Tunisie : une partie de l'armée refuse la répression

http://www.mediapart.fr/
Par Pierre Puchot

Alors que la police tunisienne continuait de tirer sur les manifestants lundi, le front autour du président Ben Ali semble se fissurer. L'armée s'est en partie désolidarisée des actes de répression, alors que les manifestations se poursuivent. Selon les informations recueillies par Mediapart, les avocats entendent désormais déposer plainte devant la Cour pénale internationale, alors que le syndicat UGTT discute pour la première fois d'un appel à la grève générale.
Lire la suite:
http://www.mediapart.fr/journal/international/100111/tunisie-une-partie-de-larmee-refuse-la-repression



Pour le sociologue Vincent Geisser,  sociologue à l'Institut de recherche sur le monde arabe et musulman  les gages donnés mercredi par le pouvoir sont avant tout destinés à gagner à court terme l'apaisement des soutiens internationaux.

Jean-Pierre Sueur, président du groupe d'amitié France-Tunisie au Sénat

"Les liens entre la France et la Tunisie ne justifient pas le silence sur la répression"

LEMONDE.FR | 12.01.11 | 18h09  •  Mis à jour le 12.01.11 | 18h35
Depuis le début des émeutes sociales en Tunisie, la classe politique française dans son ensemble se distingue par sa frilosité à condamner la violente répression opérée par le régime du président Ben Ali. Au sein du gouvernement, les ministresFrédéric Mitterrand et Bruno Le Maire ont eu des propos conciliants à l'égard du pouvoir tunisien. Mardi 11 janvier, la ministre des affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, interpellée sur le silence de Paris, a estimé que la France ne devait pas"donner de leçons" à la Tunisie, lui proposant au contraire d'apporter son savoir-faire en matière de maintien de l'ordre. A gauche, la condamnation de la répression a tardé à intervenir. Bertrand Delanoë, le maire socialiste de Paris né en Tunisie, qui s'était montré critique en son temps à l'égard du régime, a fait savoir en début de semaine qu'il préférait mener des contacts avec des militants tunisiens plutôt que de faire des déclarations. Mercredi, le Parti socialiste, après Europe Ecologie-Les Verts, a finalement publié un communiqué condamnant "la brutalité avec laquelle le pouvoir a répondu aux revendications sociales et politiques des citoyens".

Lire :
http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/01/12/les-liens-entre-la-france-et-la-tunisie-ne-justifient-pas-le-silence_1464493_823448.html#ens_id=1245377


ALGERIE:
Un point de détail, dans la révolte de la jeunesse algérienne, cette dernière semaine. Un détail d’importance, qui aura été occulté dans les comptes-rendus de la presse, me semble-t-il : c’est que les islamistes (ex-FIS) ont fait profil bas, et pour cause ! Des "barbus" ont été hués, lorsqu'ils ont tenté de se joindre au mouvement ! Voire… Selon le journal L’Expression (8-01-11), le héros de l’ex-Front islamique du Salut, le redoutable tribun Ali Benhadj, qui s’est aventuré à « aller offrir ses bons services aux émeutiers de Bab El-Oued, a failli être lynché » : « les années 90, c’est fini ! », lui ont lancé les jeunes, et « il n’a dû son salut qu’à l’intervention des forces de sécurité » !...

Toute la différence est là, quand on pense au « chahut de gamins », pour reprendre la désopilante formule de ce clacique du régime qui avait qualifié ainsi la révolte de 1988 qui coûta la vie à des centaines de jeunes et d’adolescents…

Mais les émeutes de cette semaine ont-il vraiment pour cause l’inflation des prix ? Voici ce qu’on peut lire dans le quotidien Liberté du 8 janvier :

les émeutes de cette semaine ont-il vraiment pour cause l’inflation des prix ? Voici ce qu’on peut lire dans le quotidien Liberté du 8 janvier :

"Les raisons de ce soulèvement sont à chercher ailleurs":

"Ces jeunes n’ont connu, depuis leur naissance, que le terrorisme et Bouteflika. Ils ont été les éternels laissés-pour-compte dans un pays où les nouveaux nababs affichent leurs fortunes mal acquises et où les scandales de corruption défrayent la chronique quotidienne. Ces jeunes ne sont pas, en principe, concernés par la cherté de la vie, étant donné qu’ils sont, pour la plupart, chômeurs et célibataires (sic). Mais leur cri se veut, surtout, un message fort au pouvoir, quant à l’urgence d’opérer des changements radicaux, comme en Octobre 88, que ce soit en matière de gouvernance et de gestion des dossiers économiques qui posent problème, ou que ce soit en matière politique, où le peuple doit avoir droit de cité, en lieu et place de cette foultitude de “représentants” du peuple dont l’insolent enrichissement constitue, à lui seul, une raison pour que personne ne leur fasse confiance."
http://www.mediapart.fr/node/106761


Un parti d'opposition appelle à une marche pacifique mardi prochain à Alger
ASSOCIATED PRESS 

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