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Curieux des empreintes et des chants laissés par les «transhumants », chanteur nomade moi-même, faiseur d’imaginaire, je file le temps et la "toile" au gré de multiples rencontres fraternelles. M’amusant de tout. Quoique souvent sérieux.

"Invente ! il n’est fête perdue au fond de ta mémoire. Invente les noirs béants de ce portail, l’ombre chaude à l’Equateur bue, et la foudre en tes mains reçue, ouverte comme un éventail"
(Extrait de « Langage » du poète Robert Ganzo 1898-1995)


mardi 16 novembre 2010

Andrée Putman- Un appétit de réconciliation qui va jusqu’aux matériaux.

(Née Andrée Christine Aynard le 23 décembre 1925 à Paris dans le VIe arrondissement, France) est une architecte d'intérieur et designer française.

La première rétrospective en France consacrée à l'architecte d'intérieur retrace un parcours loin des convenances. 

Longtemps perçue par les Français comme une excentrique choquante, aimant défendre l’indéfendable, Andrée Putman doit en partie sa notoriété aux étrangers. Les New-yorkais furent les premiers à la regarder comme une artiste, icône parisienne du goût français.

Les créations Andrée Putman
1978. Andrée Putman crée Écart, première agence à laquelle succédera vingt ans plus tard, le Studio Andrée Putman, à Paris.

« Je suis ahurie de cette magnifique chance que j’ai d’avoir gardé la liberté, de ne pas avoir été la petite chérie de l’establishment, d’avoir échappé à l’abrutissement des récompenses et des honneurs », explique-t-elle pour justifier son parcours, hors norme. Inclassable par la diversité des expériences mais aussi par l’énergie, la longévité de sa créativité. Car c’est à 53 ans qu’Andrée Putman entamera véritablement la carrière qui l’a fait connaître de New York à Hong Kong.

Le goût des improvisations jubilatoires

« L’idée qui flotte derrière tout mon travail, c’est la réconciliation. Pour oublier toutes ces barrières entre les gens, toutes ces peurs effrayantes ». Un appétit de réconciliation qui va jusqu’aux matériaux. « Pauvre petit bout de ciment tu n’as jamais rencontré la mosaïque italienne dorée à l’or fin ? Vous allez être côte à côte dans la salle de bain. Et vous allez vous adorer car personne n’a osé vous présenter. Vous êtes l’histoire à l’envers l’un de l’autre ». Cette curiosité, cette absence de réticence va lancer sa carrière internationale : c’est l’histoire du carrelage noir et blanc utilisé pour l’aménagement de l’hôtel Morgans à New York (1984). Un simple grès cérame, utilisé parce qu’il était le moins cher, et décliné dans tout l’hôtel, sur les tapis, des descentes de lit, en frise dans les couloirs et jusque dans l’ascenseur.

« Ces carreaux noir et blanc nous ont sauvé du rien », dira-t-elle.


Exposition à l'Hôtel de Ville de Paris, jusqu'au 26 février 2011. http://www.paris.fr/
Le catalogue de l'exposition est préfacé par Jean Nouvel (Architecte)

(Skira-Flammarion).
Coût : 24,90 €

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