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Curieux des empreintes et des chants laissés par les «transhumants », chanteur nomade moi-même, faiseur d’imaginaire, je file le temps et la "toile" au gré de multiples rencontres fraternelles. M’amusant de tout. Quoique souvent sérieux.

"Invente ! il n’est fête perdue au fond de ta mémoire. Invente les noirs béants de ce portail, l’ombre chaude à l’Equateur bue, et la foudre en tes mains reçue, ouverte comme un éventail"
(Extrait de « Langage » du poète Robert Ganzo 1898-1995)


jeudi 19 août 2010

Corrida: les deux Espagne

Par Pierre Rousselin:


Pour ou contre, la polémique est vive. Au-delà de l'argumentaire bien connu des militants de la cause animale, le débat est culturel et identitaire. Célébrée à travers les siècles par Goya, Lorca, Picasso... ou Hemingway, la corrida, avec ses rites et sa dramaturgie, est-elle la marque distinctive de l'Espagne éternelle? Est-ce, au contraire, un héritage rétrograde d'une époque révolue?

La controverse déchaîne les passions. Le dégoût que peut susciter la mise à mort est très compréhensible, mais il serait excessif de juger que les aficionados ne sont que les acteurs sadiques d'un spectacle cruel et sanguinaire.

Tout en se modernisant et en s'ouvrant aux influences étrangères, l'Espagne a su préserver ses particularités et ses traditions populaires. L'interdiction décrétée par le Parlement catalan va peut-être pousser le milieu de la corrida à mieux s'adapter aux temps modernes.
...
Retrouvez l'intégralité de cette note ainsi que l'ensemble des éditos de Pierre Rousselin sur sa page "Mon Figaro".
http://plus.lefigaro.fr/page/pierre-rousselin/articles

Un commentaire de Gridou :

Quelle tristesse de voir plusieurs centaines d'années de culture bafouées par une poignée de parlementaires. On se s'étonne toutefois pas : les catalans ont toujours et systématiquement été contre le gouvernement espagnol. L'analyse des deux Espagnes est intéressante : d'un côté la Catalogne qui joue ses propre règle, et de l'autre, les autres comunidades... Qui vont toutes se presser, comme Madrid, de classer la corrida comme patrimoine culturel. L'Espagne n'existe pas.

Et qu'on ne se leurre surtout pas : la corrida ne survivra pas à une interdiction partielle (interdiction de la mise à mort par exemple). Plus personne n'ira et ce sera la fin du toro (et non "taureaux" comme vous l'avez écrit, ce qui est erroné) de combat. Pour preuve : Don Bull qui a organisé à Los Angeles une série de corridas sans mise à mort et sans "vraie" banderilles ou piques la saison passée. Un fiasco économique considérable qui n'a attiré personne, si ce n'est une poignée de touristes américains en manque d'aventure. Mêmes les toreros qui avaient d'abord accepté ont fini par tous se désister. Bref, tout cela pour dire qu'il est injuste qu'une poignée d’extrémistes, qui plus est soutenus par des lobbies américains (que viennent-ils faire dans une culture qui n'est pas la leur ?), décide pour les milliers d'aficionados qui aiment passionnément le toro de combat et l'art magique de la corrida.
29 juillet 2010 9h39

http://blog.lefigaro.fr/geopolitique/2010/07/corrida-les-deux-espagne.html?xtor=RSS-28

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