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Curieux des empreintes et des chants laissés par les «transhumants », chanteur nomade moi-même, faiseur d’imaginaire, je file le temps et la "toile" au gré de multiples rencontres fraternelles. M’amusant de tout. Quoique souvent sérieux.

"Invente ! il n’est fête perdue au fond de ta mémoire. Invente les noirs béants de ce portail, l’ombre chaude à l’Equateur bue, et la foudre en tes mains reçue, ouverte comme un éventail"
(Extrait de « Langage » du poète Robert Ganzo 1898-1995)


dimanche 15 août 2010

« Ces expulsions de la honte ».

Les Roms, "ont les mêmes droits que les autres résidents européens, sauf une restriction au niveau du droit du travail. Cette restriction prendra fin en 2014".

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/08/14/evacuation-d-un-camp-de-roms-a-montreuil_1398960_3224.html

Roms : un député UMP dénonce la politique "ignoble" du gouvernement

LEMONDE.FR avec AFP
14.08.10
12h06 • Mis à jour le 15.08.10
15h28

L'évacuation d'un camp de Roms, samedi 14 août à Montreuil, a été vivement dénoncée par le député villepiniste Jean-Pierre Grand (UMP), qui estime que la "politique de démembrement des camps illégaux tournait à l'ignoble". Soixante-dix personnes, dont une vingtaine d'enfants, ont été évacuées par la police tôt dans la matinée de samedi. Les seize hommes présents ont été interpellés lors de cette opération avant d'être relâchés en fin de journée avec obligation de quitter le territoire.

"RAFLES"

"Peut-on être un député de la République et laisser faire cela sans réagir quand on découvre que les forces de l'ordre, intervenant très tôt le matin, trient les familles, les hommes d'un côté, les femmes et enfants de l'autre, avec menace de séparer les mères et les enfants?", s'est insurgé Jean-Pierre Grand, qui avait déjà appelé notre président "à revoir sa politique" en matière d'accueil des gens du voyage dans une lettre adressée au président au début du mois d'août.

"Tous les Républicains ne pourront que condamner ces méthodes qui rappellent les rafles pendant la guerre", a ajouté le député de l'Hérault, qui appelle à la démission du préfet de Seine-Saint-Denis, Christian Lambert. L'ancien patron du RAID.

Plusieurs autres reponsables politiques ont réagi, dimanche. Dans un entretien accordé au Parisien, Christine Boutin a soutenu que "la stigmatisation de telle ou telle communauté exacerb[ait] la violence". L'ancienne membre du gouvernement s'est montrée très critique à l'égard des annonces sécuritaires du président. "Les déclarations de circonstances sont toujours mauvaises", a-t-elle souligné. Sur la proposition de l'Elysée de déchoir de nationalité les auteurs de certains crimes, Mme Boutin a rappelé que "tous les textes existent déjà, et ils sont difficilement applicables. De telles déclarations vont créer une instabilité chez nos compatriotes".

Le président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a décrié les "pratiques barbares" et la "politique discriminatoire" du gouvernement. Dans le même temps, les Verts ont appelé "tous les élus de la République, tous les citoyens à s'opposer à ces expulsions de la honte". Les Roms, souligne le parti dans un communiqué, "ont les mêmes droits que les autres résidents européens, sauf une restriction au niveau du droit du travail. Cette restriction prendra fin en 2014".

Roms :

l'UMP n'entend pas les critiques des Nations unies

LEMONDE.FR avec AFP
13.08.10
10h58 • Mis à jour le 14.08.10
20h29
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/08/13/un-camp-de-gens-du-voyage-demantele-a-anglet_1398531_3224.html#ens_id=1389596

Les vives critiques du Comité pour l'élimination de la discrimination raciale de l'ONU sur le "manque de volonté politique" du gouvernement français face à une "recrudescence" des actes racistes et xénophobes n'ont pas été du goût des reponsables de la majorité. L'organisme, qui a en particulier dénoncé les récentes déclarations de Nicolas Sarkozy sur les Roms ou les gens du voyage, a eu droit à une salve de critiques remettant en cause sa légitimité.

Le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, a parlé d'un "montage pur et simple", rappelant que les critiques "émanent de personnes s'exprimant à titre individuel" et non de l'ONU.

Le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale est un organe autonome dont les 18 membres,"experts connus pour leur haute moralité et leur impartialité", siègent pendant quatre ans à titre individuel.

Sa composition "tient compte d'une répartition géographique équitable et de la représentation des différentes formes de civilisation ainsi que des principaux systèmes juridiques", et ses membres sont élus par les Etats ayant signé la Convention internationale de l'ONU sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale de 1965. Cette convention est au cœur de la mission du comité, puisque ce dernier surveille sa mise en application par les pays signataires. Il s'agit donc d'un comité autonome, mais extrêmement lié à l'ONU.

"DES EXPERTS À CENT LIEUES DES RÉALITÉS"
Outre les critiques sur le Comité même, la majorité estime que l'organisme fait fausse route.

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