Pages






Curieux des empreintes et des chants laissés par les «transhumants », chanteur nomade moi-même, faiseur d’imaginaire, je file le temps et la "toile" au gré de multiples rencontres fraternelles. M’amusant de tout. Quoique souvent sérieux.

"Invente ! il n’est fête perdue au fond de ta mémoire. Invente les noirs béants de ce portail, l’ombre chaude à l’Equateur bue, et la foudre en tes mains reçue, ouverte comme un éventail"
(Extrait de « Langage » du poète Robert Ganzo 1898-1995)


mercredi 16 juin 2010

PRISONS : LA FOUILLE A NU.

Une pratique dégradante.

« Un acte humiliant dès lors qu'on vous fait mettre nu, et qu'on vous dit 'tourne-toi, mets-toi à genou, tousse'. Pour le cas où on aurait sans doute un objet, un revolver dans les sphincters, peut-être. Ca fait partie des choses extrêmement humiliantes, comme le fait de devoir déféquer publiquement. »
Christophe, ex-détenu.

« J'ai été incarcérée (...) pendant trois mois en Amérique centrale, où il n'y a pas de fouille à nu. Là bas, l'administration pénitentiaire n'est pas animée par cette idée d'empêcher tout mouvement entre dedans et dehors. On téléphone quand on veut. Les visiteurs peuvent venir avec des lettres, des bouquins, de quoi manger. Il y a un léger contrôle, mais juste comme ça. Disons qu'il y a beaucoup moins de contrôles entre ce qui passe de l'extérieur à l'intérieur. L'accent n'est pas mis sur l'étanchéité totale. En fait, c'est ça qu'il y a, en France : la prison est censée être totalement étanche. C'est ce qui justifie cette pratique. Mais il y a autre chose, aussi, parce qu'évidemment, c'est utilisé comme une mesure humiliante, une mesure pour humilier,
...
M.R., ex-détenue en Amérique centrale puis en France.
http://www.oip.org/index.php/actualites/55/805

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire