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Curieux des empreintes et des chants laissés par les «transhumants », chanteur nomade moi-même, faiseur d’imaginaire, je file le temps et la "toile" au gré de multiples rencontres fraternelles. M’amusant de tout. Quoique souvent sérieux.

"Invente ! il n’est fête perdue au fond de ta mémoire. Invente les noirs béants de ce portail, l’ombre chaude à l’Equateur bue, et la foudre en tes mains reçue, ouverte comme un éventail"
(Extrait de « Langage » du poète Robert Ganzo 1898-1995)


vendredi 9 octobre 2009

La polémique autour de Frédéric Mitterrand : "une affaire très française" selon un correspondant du Times

LEMONDE.FR 08.10.09 21h04

le correspondant du Times à Paris s'est fendu d'une longue analyse sur cette"affaire très française". "Frédo, comme on l'appelle, est victime d'un méchant retour de bâton", écrit Charles Bremmer.

"Si un ministre confessait avoir fréquenté des prostituées par le passé, peu de gens en France s'en offusquerait. C'est la suspicion de pédophilie qui fait toute la différence", écrit-il.

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Blaise11

I 12H25 07/10/2009

http://www.rue89.com/2009/10/06/marine-le-pen-sen-prend-aux-ecrits-de-frederic-mitterrand

Qui me semblent quant à moi mûrs et raisonnables

Lire ceux des autres commentateurs aussi, afin de mieux parfaire le notre.

Le Pen ou quiconque d'autre ne peut demander sa démission car l'histoire n'est pas arrivé dans l'exercice de ses fonctions. Et de deux, il n'a pas dit sous quelle forme que ce soit « j'me suis taper des gamins ». Ce que je reproche ici est une présomption d'innocence bafouée.

Ensuite faire une apologie signifie qu'il aurait défendu le système de déséquilibre mondial qui crée de la pauvreté là-bas et envoie ses pauvres gosses au tapin. Dans le passage en entier, il soulève justement la contradiction, son dégoût pour ce système et admet dans le même temps qu'il ne peut contrôler son esprit (et non ses actes encore). Mitterrand n'est pas un yogi, et il assume ce qu'il pense en le disant, en témoignant. Ce qu'il écrit, en gros, « Ce système est dégueulasse car il envoie ses gamins à un avenir qui les condamne, mais la vision de ces gamins dénudés me r'file la trique. » Ce qu'il faut entendre ici est un malaise due à une certaine « tentation de vivre » chère à Gide, et créé par une civilisation malade à laquelle il appartient et dont il ne peut s'échapper.

Le message que je retiens de ce passage est qu'il est possible d'interférer sur les mécanismes de ce système qui enrichit certains parce qu'il en appauvrit d'autres, mais qu'il est impossible en revanche de changer les désirs d'un homme mûr.

Comme dirait Aimé Jaquet, paraphrasant Zweig (sic) « le problème est collectif, pas individuel. »

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