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Curieux des empreintes et des chants laissés par les «transhumants », chanteur nomade moi-même, faiseur d’imaginaire, je file le temps et la "toile" au gré de multiples rencontres fraternelles. M’amusant de tout. Quoique souvent sérieux.

"Invente ! il n’est fête perdue au fond de ta mémoire. Invente les noirs béants de ce portail, l’ombre chaude à l’Equateur bue, et la foudre en tes mains reçue, ouverte comme un éventail"
(Extrait de « Langage » du poète Robert Ganzo 1898-1995)


vendredi 18 septembre 2009

L’indignité !

Avec la crise, on harcèle plus, plus vite et plus fort
Par David Servenay Rue89 18/09/2009 10H31

L'association Harcèlement moral stop (HMS) recense 3 150 cas en un an (+40%). Tous les salariés sont concernés.

Ils sont désormais légion : en moyenne, 262 « signalements exploitables » reçus chaque mois par HMS. En clair, des cas avérés de harcèlement moral au travail. Loïc Scoarnec, président de HMS lance en guise de préambule :

« Avant de présenter ces données statistiques, il faut souligner le nombre très important et en nette augmentation des arrêts maladie pour syndromes dépressifs réactionnels. »

Histoire de rappeler que le harcèlement moral a des conséquences graves et durables dans la vie des salariés qui en sont atteint.

Alors que le harcèlement moral vise en priorité des salariés qui ont peu d'ancienneté dans leur entreprise, il s'étend maintenant à ceux qui sont installés depuis plus de cinq ans. Ce qui semble indiquer que les pratiques de harcèlement prennent un caractère organisé au sein des collectivités, entreprises ou administrations. (Voir les graphiques)

http://eco.rue89.com/2009/09/18/avec-la-crise-on-harcele-plus-plus-vite-et-plus-fort


Chez France Télécom : bougez ou cassez-vous !
Par Ivan du Roy Journaliste, auteur 18/09/2009 15H51


… Nombre d'agents qui officiaient aux services du télégramme ont donc été « redéployés » ailleurs. Sylvie, qui préfère les lettres aux chiffres, a été transférée au service recouvrement. Environnée de publicités Orange et dotée de challenges à tenir, entre un briefing et un débriefing, elle doit suivre le rythme du robot qui appelle automatiquement les mauvais payeurs.

« On ne peut pas aller contre le changement. Encore faut-il aménager des formations et prévoir un suivi pour aider à changer de métier une population plutôt vieillissante, et qui n'en a souvent accompli qu'un seul dans sa vie. La direction s'y refuse, parle de polyvalence ou de montée en compétence », déplore l'ancienne employée du télégramme. Chaque année, lors du rendez-vous avec la DRH, la question est devenue rituelle :

« Etes-vous prête à la mobilité ? »

Désormais, pour Sylvie, la vie est ailleurs, en dehors du bureau.
...

« Ce n'est qu'un gagne-pain. Mais c'est malheureux de se dire qu'on attend la retraite. Si j'étais employeur, cela me semblerait une aberration. »

« L'entreprise méconnaît totalement ses ressources humaines. Au lieu de considérer que les employés sont dotés d'une capacité créatrice, ils sont vus comme une charge », s'énerve Jean-Marc. Lui n'est pas fonctionnaire mais cadre supérieur en CDI. Cela ne lui a pas évité de découvrir avec stupeur le jeu des chaises musicales et de se confronter à ce « monstre froid et invisible » qu'est devenu selon lui le système de management.

Suite à la fusion de son service avec un autre -« on s'organise différemment », lui explique-t-on laconiquement- il devient un « chargé de mission sans mission ». Il arrive cependant à se recaser dans un groupe de marketing stratégique (comprenez lobbying). Au bout de deux ans, le service étant supprimé, « sans raison ni signe annonciateur », il accepte un poste un peu sous qualifié. « Il n'y a pas d'accompagnement, à part vers la sortie », soupire-t-il.

« Dégraisser le personnel de 7% chaque année, c'est une personne sur quinze qui part. Cela signifie, au quotidien, que dans les bureaux qui vous entourent, un salarié au moins ne sera plus là l'année prochaine. »

http://eco.rue89.com/2009/09/18/chez-france-telecom-bougez-ou-cassez-vous

Un commentaire de Servais-Jean

"Je me demande si c'est vraiment la crise qui fait augmenter le nombre de cas de harcèlement car cette progression date de bien avant.J'aurai tendance à penser que c'est plutôt l'évolution du capitalisme qui en est la cause.De plus en plus de « boites » passent aux mains de financiers qui n'ont pour seul critère que la meilleure rentabilité, à court terme, de leurs placements financiers et qui poussent, à grand renfort de primes, les managers à pressurer tous les exécutants y compris, et peut-être surtout, l'encadrement"

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