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Curieux des empreintes et des chants laissés par les «transhumants », chanteur nomade moi-même, faiseur d’imaginaire, je file le temps et la "toile" au gré de multiples rencontres fraternelles. M’amusant de tout. Quoique souvent sérieux.

"Invente ! il n’est fête perdue au fond de ta mémoire. Invente les noirs béants de ce portail, l’ombre chaude à l’Equateur bue, et la foudre en tes mains reçue, ouverte comme un éventail"
(Extrait de « Langage » du poète Robert Ganzo 1898-1995)


mardi 7 juillet 2009

Honduras: Manuel Zelaya empêché de rentrer dans son pays

par RFI (avec AFP)
Article publié le 06/07/2009 Dernière mise à jour le 06/07/2009 à 06:52 TU

Policiers et soldats bloquent la piste d'atterrissage de l'aéroport de Toncontin afin d'empêcher l'atterrissage de l'avion du président évincé Manuel Zelaya, le 5 juillet 2009.
Manuel Zelaya n'a pas pu débarquer dimanche à Tegucigalpa, où l'armée l'a empêché de se poser, obligeant son appareil à se détourner vers le Nicaragua.
Les soldats ont en effet obstrué la piste de l'aéroport de la capitale hondurienne avec des véhicules, après avoir tiré sur les partisans du président déchu qui tentaient de forcer leurs barrages, faisant deux morts et deux blessés.
Les partisans de M. Zelaya, 30 000 environ, se sont alors retirés des abords de l'aéroport quand son avion s'est définitivement éloigné.
Le dirigeant destitué a affirmé avoir renoncé à atterrir à Tegucigalpa pour ne pas être « intercepté » par l'armée. L'appareil qui le transportait a ensuite pu atterrir à l'aéroport de Managua, la capitale du Nicaragua, un Etat voisin du Honduras.
Après une escale de deux heures à Managua, l'avion a redécollé à destination de San Salvador où Manuel Zelaya a été accueilli à l'aéroport par ses homologues « alliés » salvadorien Mauricio Funes, argentin Cristina Kirchner et équatorien Rafael Correa, qui l'attendaient.

http://www.rfi.fr/actufr/articles/115/article_82401.asp

Le défi à la communauté internationale

On a franchi un nouveau cran, vendredi 3 juillet, dans l'impasse politique. La médiation tentée, sans grande espoir, par Jose Miguel Insulza, a tourné court. Le diplomate chilien qui dirige l'Organisation des Etats américains était venu à Tegucigalpa pour dire de vive voix aux autorités issues du coup d'Etat qu'elles n'avaient aucune légitimité internationale et qu'il fallait accepter de réinstaller Manuel Zelaya à son poste.
Avec chacun de ses interlocuteurs, Jose Miguel Insulza s'est heurté au même discours : le changement de président est constitutionnel, c'est le président déchu qui s'est mis dans l'illégalité, son éviction est « irréversible ».
Le Secrétaire général de l'OEA a ostensiblement refusé de rencontrer Roberto Micheletti, nouveau chef d'Etat par intérim qui du coup, furieux d'être ainsi snobbé, a organisé une démonstration de force devant la présidence en prenant la parole devant des milliers de partisans. Au même moment, les supporters de Manuel Zelaya manifestaient eux aussi, ailleurs dans la capitale.En annonçant vendredi soir que le Honduras quittait unilatéralement l'Organisation des Etats américains, les nouvelles autorités qui n'ont été reconnues par aucun pays, s'enfoncent dans une logique jusqu'au-boutiste. Elles n'ont fait que devancer une exclusion qui doit être décidée ce samedi lors d'une assemblée générale de l'OEA à Washington. Le dernier Etat à avoir été exclu de l'EA, c'était Cuba... en 1962.

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