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Curieux des empreintes et des chants laissés par les «transhumants », chanteur nomade moi-même, faiseur d’imaginaire, je file le temps et la "toile" au gré de multiples rencontres fraternelles. M’amusant de tout. Quoique souvent sérieux.

"Invente ! il n’est fête perdue au fond de ta mémoire. Invente les noirs béants de ce portail, l’ombre chaude à l’Equateur bue, et la foudre en tes mains reçue, ouverte comme un éventail"
(Extrait de « Langage » du poète Robert Ganzo 1898-1995)


mardi 24 février 2009

De Inta : Nostalgie

Passeur de rêves, verseurs de prose, nous donnions aux
couleurs des automnes le cri de vie

Le corps souple et l’amour facile, nous avons saturé nos

heures de caresses à inventer les mers d’ailleurs. Il y a
longtemps, le plastique ne couvrait pas encore les sexes malades.

Repus de sons, mobilités des chats, ruses , inconscience,

sur les routes étroites s’étalaient sous nos peaux de cuirs ,
la marque perpétuelle des espoirs.

Le flambeau de nos vouloirs accouchait de nos jours, et

les nuits n’avaient de noir que les chants de nos
bouches.

Créateurs d’univers, nous avons puisé les restes

d’utopie, dévoré les sommeils latents. Nous dormions
peu, affamés de paroles, voraces et faméliques, si
vivants, si là, et les rires qui s’échappent, reviennent et
tournent en rond et les poings qui se ferment et
s’enferment entre deux.

Qu’avons-nous fait ?

Il y a longtemps, nous avons cru, nous croyons encore.

http://wizzz.telerama.fr/inta/blog/607005734

1 commentaires:

Anonyme a dit…

Merci infiniment Manuel... C'est toujours une chose surprenante que la générosité. Merci encore.Inta

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