Pages






Curieux des empreintes et des chants laissés par les «transhumants », chanteur nomade moi-même, faiseur d’imaginaire, je file le temps et la "toile" au gré de multiples rencontres fraternelles. M’amusant de tout. Quoique souvent sérieux.

"Invente ! il n’est fête perdue au fond de ta mémoire. Invente les noirs béants de ce portail, l’ombre chaude à l’Equateur bue, et la foudre en tes mains reçue, ouverte comme un éventail"
(Extrait de « Langage » du poète Robert Ganzo 1898-1995)


dimanche 28 décembre 2008

La crise n’est pas que financière

S’il y a une leçon à tirer de cette année 2008, c’est que la crise n’y fut pas que financière, économique ou politique.

Elle consacra la faillite de la communauté humaine toute entière à gérer sa destinée. Les petits êtres autoproclamés supérieurs subissent dans leurs chairs un peu plus fragiles qu’ils le pensaient les ravages des tsunamis qu’ils ont stupidement créés. Ou laissé créer.
La communauté toute entière? Non, heureusement. La nature, même humaine, finit toujours par revendiquer ses quelques droits. En cette morne fin d'année, quelques pâles lueurs de vie viennent éclairer en tremblant les parois de la crèche dévastée.

"On peut pas mettre tout sur le dos de cette pauvre dame [l'infirmière, ndlr].
Je ne veux pas de bouc-émissaire, je veux que tous les responsable soient punis et je ne pense pas que ce soit la seule responsable dans cette histoire et j’espère que la justice fera son travail."

Ainsi parle sans haine ni esprit de vengeance Issam, oncle de l'enfant mort.

Rappelons-nous aussi la si digne déclaration de ces parents dont le nouveau-né avait été enlevé en pleine maternité, et qui jugeaient malgré tout que les maternités ne devaient pas pour autant devenir des forteresses GPS.

Entendons enfin les clameurs de révolte venues de quelques contrées grecques.
Quelques îlots salvateurs dans un océan 2008 de désolations…

http://www.rue89.com/2008/12/27/il-ny-avait-personne-dans-cet-hopital-2008-en-folie

Commentaire :
De jabier
consultant dans les Landes 16H21 27/12/2008

Comme dans la plus part des services publics, la chasse aux temps mort, fait que les moments de réflexions sont considérés comme parasites.
Le drame de l’hôpital St Vincent de Paul ne peut pas être qualifié de « fatalité ». Plutôt de conséquence logique de la politique hospitalière menée depuis des décennies dans en France. La proposition de la démission de Madame la ministre de la Santé n’est donc pas une proposition incongrue. Même si elle ne résoudrait en rien le problème des hôpitaux.

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire