Pages






Curieux des empreintes et des chants laissés par les «transhumants », chanteur nomade moi-même, faiseur d’imaginaire, je file le temps et la "toile" au gré de multiples rencontres fraternelles. M’amusant de tout. Quoique souvent sérieux.

"Invente ! il n’est fête perdue au fond de ta mémoire. Invente les noirs béants de ce portail, l’ombre chaude à l’Equateur bue, et la foudre en tes mains reçue, ouverte comme un éventail"
(Extrait de « Langage » du poète Robert Ganzo 1898-1995)


lundi 12 octobre 2009

Manuel Vich chante chez vous à domicile



Le « Cante Jondo »
Est un chant ou se mêlent des voix nomades.

Celles de paysans errants « felah-mengus »

De forgerons et autres ouvriers.

De femmes, d’hommes occupés à leurs tâches. D’enfants gouailleurs et rieurs ; de marins en escale et de sédentaires poètes ou amoureux éplorés.

Ces chants ont des intonations arabes, juives gitanes et andalouses ; parfois plus lointaines.

Ma voix forte, peut se faire extraordinairement douce pour vous parler d'amour. Sauvage aussi ou folle et querelleuse pour chanter la déraison d'une pauvre « Carmen » chantant hagarde dans les rues de Séville.

Mon chant se fait révolte et souffrance lorsque le gitan est roué de coups après avoir été pris par la garde civile, alors qu’il « coupait des citrons clairs et les jetaient à l’eau pour la rendre toute d’or ».

Et comment ne pas s’étourdir d’allégresse en regardant « La Lola » chanter des « Saetas » !

La voix nomade et le corps du « cantaor » ambitionnent et convoitent l’universel.

Nous sommes ardents de vie; passionnés et attendons dans un « son noir » au silence absolu d’être reconnus pour notre art en perpétuel mouvement.

Dans une danse esquissée, les bras essayent de démêler comme le fil de nos contradictions : ce fil qui nous tient constamment entre la vie et la mort, l’amour et le désamour ; l’espoir et le désespoir, l’honneur et le déshonneur.
Mes jambes elles se plient, puis se tendent, pour mieux en appeler aux sortilèges ; au « duende » en frappant fort des pieds sur le sol.

Sombre mais jovial, parfois rieur est mon "Flamenco" dans ses origines à la fois contemporaines et très anciennes.Le "Cante Jondo" est un corps à corps, un chant exalté et qui exulte.

Au hasard de rencontres il en appelle au compagnonnage avec d'autres musiciens de passage pour de brèves et magnifiques errances musicales.

Me contacter?
manuelvich@gmail.com

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire